La signature d’accords multilatéraux

Entre 1992 et 1997, le Cameroun a procédé à la signature de plusieurs accords qui ont contribué au développement du pays. Ainsi, sur les aspects sociaux, économiques et politiques, on peut citer entre autres, les accords de coopération Cameroun – UNESCO du 20 janvier 1993, relatif au programme international pour le développement de la commutation, (P.I.D.C) ou encore l’accord de siège Cameroun – Secrétariat ONU relatif au centre d’information des nations Unies à Yaoundé en 1994.

     Le 16 Août 1995, Ferdinand OYONO a reçu le Dr Hamid Algabid, Secrétaire général de l’organisation de la conférence Islamique (O.C.I). Excepté l’entretien portant sur les préparatifs de la conférence des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OCI prévue en Guinée en décembre 1995, les deux personnalités ont parlé de la coopération entre l’O.C.I et le Cameroun, malgré le statut du Cameroun comme Etat membre à part entière de cette organisation, il sera procédé à la signature d’un accord de financement pour la construction des lieux de Kousseri, le barrage de Song – loulou d’un montant de (23 milliards de FCFA) et la Cellucam (4,8 milliards de F.CFA). F. L. OYONO qualifiera de bonne la coopération entre son pays et l’O.C.I et surtout réaffirmera la détermination du Cameroun à participer aux prochaines assises de l’O.C.I .

       La date du 16 août 1995 va cadrer également avec l’admission du Cameroun comme 52e pays membre du Commonwealth, il faudrait attendre quatre mois environ pour voir le Cameroun signer de nouveau accord. En effet, le 19 décembre 1995, le ministre des Relations extérieures Ferdinand OYONO et Danielle Benjamin représentant du bureau national du Fonds des nations unies pour l’Enfance (UNICEF) ont procédé à la signature d’un accord de base qui fixe les conditions dans lesquelles l’UNICEF, dans la limite de son mandat et dans le cadre des opérations des Nations unies, va coopérer avec le Cameroun. Le ministre camerounais dans son allocution a dit que:

`’ … cet instrument cadre balise les conditions d’articulation du dialogue fructueux que le gouvernement ne cesse de poursuivre avec les nations unies en général et l’UNICEF en particulier, afin de permettre à celui-ci et à ses partenaires opérations, d’établir des stratégies sectorielles qui sauvegardent et la mission du fonds qui est d’assurer la survie, la protection et le développement de l’enfant… `’

    Cette assistance de l’UNICEF, ne constitue pas la fin de la série d’accords multilatéraux que le Cameroun, par l’intermédiaire de son ministre des Relations extérieures, a signé au cours de son passage au MINREX cinq années durant. Il y eut d’autres parmi lesquels:

-L’accord de siège Cameroun – Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (O.H.A.DA) ; signé par OYONO et le Secrétaire permanent de l’O.H.A.D.A .

Ce traité relatif à L’O.H.A.D.A. avait été signé par quatorze Etats africains portés à 16 à Port Louis (Ile Maurice) le 17 octobre 1993 ; il a pour objet l’harmonisation du droit des affaires dans les Etats parties grâce à l’adoption de règles communes simples, modernes en œuvre de procédures judiciaires appropriées, et par l’encouragement au recours à l’arbitrage pour le règlement des différends contractuels .

– En matière de sport, l’accord de siège signé entre le gouvernement camerounais représenté par Ferdinand OYONO, le ministre de la jeunesse et des sports Samuel MAKON, et la Confédération Africaine de Football (CAF) que représentait son Président Issa Hayatou. C’est au cours de la 22e Assemblée générale de ladite organisation, tenue à Johannesburg en janvier 1996 qu’il avait été décidé de la prise de toutes les mesures nécessaires pour l’ouverture d’une structure de la CAF à Yaoundé . Ou encore l’accord de siège Cameroun -Organisation du Sport Militaire en Afrique signé à Yaoundé en 1996.