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Hommage du Pr.Jacques FAME NDONGO

Adieu l’esthète

     Ecrivain étincelant, diplomate chevronné, homme politique avisé, le ministre d’Etat Ferdinand-Léopold OYONO aura rendu héroïquement  l’âme, sur le champ d’honneur et en présence d’un aréopage d’éminentes personnalités de la planète Terre. Citoyen du  monde s’il en fut, le regretté patriarche aura marqué d’un sceau indélébile l’Histoire des Belles Lettres négro – africaines,  le cheminement de la diplomatie mondiale et la marche épique de notre pays vers des horizons exaltants, voire passionnants.

     Si tant est que les peuples ne puissent mettre sous le boisseau le destin des grands hommes, il apparaît tout aussi naturel que la région natale de l’homme multidimensionnel Ferdinand Léopold OYONO immortalise, par le texte et l’image, l’itinéraire remarquable de celui qui, de sa plume inspirée, aura narré des récits inoubliables qui font la fierté de bon nombre de Négro-Africains, à travers le monde : Une vie de boy, le Vieux Nègre et la médaille, et Chemin d’Europe, romans nimbés d’un halo d’humour, d’ironie, de saveur africaine, de lucidité perspicace, de grivoiseries paysannes, de scènes cocasses de la vie de nos bourgades et de quiproquos burlesques qui ont marqué les rapports entre le Blanc et le Noir, bien  avant les indépendances que nous célébrons aujourd’hui avec délectation et émotion.

 

         Mais, le narrateur talentueux n’en est pas moins un diplomate raffiné et expérimenté qui aura fait entendre avec vigueur et ardeur la voix du Cameroun au travers de la plupart des points saillants du globe terrestre.

 

         Et vint, non sans virtuosité, le ministre expérimenté et fort apprécié (à la présidence de la République, à l’Urbanisme et à l’Habitat, aux Relations Extérieures, et à la Culture). Au demeurant, l’on ne saurait faire fi de son dévouement tenace pour la cause du RDPC, le parti dont son ami de longue date, S.E. Paul BIYA, président de la République, est le fondateur et le président  flamboyant.

 

         Voici  donc une plaquette riche, palpitante, émouvante, qu’il faudrait lire et relire tout en la gardant  jalousement, tellement elle retrace avec vivacité l’épopée de notre Malraux national.

 

         Le ministre d’Etat s’en est allé. Que non ! Il vit et vivra toujours, par ses œuvres si attachantes et si édifiantes. Souvenons-nous d’André Malraux : « L’homme nie la mort par l’art ».

 

         Adieu l’artiste. Adieu l’esthète.

 

 

                                                                           Jacques FAME NDONGO

 

 

 


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