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Régularité de Ferdinand Oyono comme chef de mission diplomatique du Cameroun
Régularité de Ferdinand Oyono comme chef de mission diplomatique du Cameroun - Ambassadeur du Cameroun à Paris (1969-1974)
Sous-titres:
Régularité de Ferdinand Oyono comme chef de mission diplomatique du Cameroun
Ambassadeur du Cameroun à Monrovia (1963-1965)
Au centre des liens entre Yaoundé -les pays du Benelux et la C.E.E(1965-1969)
Ambassadeur du Cameroun à Paris (1969-1974)
A Alger (1982-1984) et Londres (1984-1985)
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     La nomination de Ferdinand OYONO comme chef de la mission diplomatique du Cameroun en France en novembre 1969 intervient après la grande crise socio -politique qui a secoué la France à savoir la révolte de mai 1968 . Ferdinand OYONO depuis Paris a compétence également sur l'Espagne, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie.
     Au début des années 1970, la politique étrangère du Cameroun est caractérisée par une volonté de se débarrasser de la pesanteur des liens avec la France. Le rôle de l'Ambassadeur du Cameroun à Paris est donc à la fois de renforcer ces liens et de rassurer les autorités françaises pour obtenir d'elles plus de compréhension sur la volonté camerounaise, et à mener une politique étrangère indépendante.
      Dans ce pays où il a acquis sa formation intellectuelle et professionnelle, Ferdinand OYONO a la délicate mission de représenter son pays malgré l'état des liens quelque peu tendus avec la France. En effet, après l'accession des pays d'expression française à l'indépendance, la France a manifesté sa volonté de redéfinir sa politique de coopération vis à vis des dites nations. L'orientation nouvelle que veut donner Paris à cette coopération n'est pas bien accueillie par le gouvernement camerounais. Aussi, une politique de distanciation de ce dernier est elle observée vis à vis des responsables de la France question de témoigner d'une rupture symbolique par rapport au passé.
`'La conférence franco-africaine de Paris apparaît sans intérêt réel pour notre pays, mais encore contraire aux exigences de l'affirmation dans le monde de notre personnalité nationale ''
      De janvier 1970 à février 1974 en effet, il règne un climat de méfiance du Cameroun vis à vis de Paris ; on note le départ du Cameroun de Air Afrique, le refus du gouvernement camerounais de participer à la conférence franco-africaine organisée à Paris après la crise de l'organisation commune africaine et malgache (OCAM), ainsi qu'à tous les sommets franco-africains. Tout ceci va jeter un peu de trouble dans les relations franco-camerounaises ; à travers la dénonciation par le gouvernement de Yaoundé des accords de coopération franco-camerounais conclus en 1960 et la réorientation, la redéfinition de la philosophie de base de la coopération entre les deux pays.
       Dans un tel climat de méfiance et surtout de revendication du gouvernement de Yaoundé vis-à-vis de la France, le nouvel ambassadeur à Paris est resté presque inactif. Toutefois, à son actif, on peut relever le souci permanent de préserver les intérêts du Cameroun en France. En effet, suite à la publication de l'ouvrage Main Basse sur le Cameroun en 1972, par Mongo BETI et sur instruction des autorités de Yaoundé, Ferdinand OYONO déploya tous les efforts nécessaires pour que soit censuré ce chef d'œuvre anticolonialiste par les autorités françaises.
      Aucun acte d'éclat n'est à relever dans les relations franco-camerounaises jusqu'à la date du 21 février 1974 date à laquelle seront signés de nouveaux accords de coopération entre le gouvernement de la République Unie du Cameroun et le gouvernement de la République française, notamment :
- un accord général de coopération technique en matière de personnel ; - un accord de coopération culturelle
- un accord de coopération en matière de justice.
Par ailleurs, sur les plans économiques, militaires et culturels on assiste à des réaménagements :
- Sur le plan économique, les échanges commerciaux entre la France et le Cameroun devaient s'effectuer comme par le passé, selon le régime défini en la matière par l'association liant le Cameroun et la CEE.
- Dans le domaine militaire, les clauses de l'accord confirmaient le rôle de la coopération française qui allait s'exercer comme par le passé et selon les possibilités de la France par :
• l'assistance du personnel militaire français ;
• la fourniture de matériels et d'équipements militaires ;
• la formation et le perfectionnement des cadres Camerounais. - Sur le plan culturel, un accent est mis sur le bilinguisme franco-anglais, l'africanisation des programmes de même que la validité des diplômes etc.
   Comme nous l'avons vu plus haut, la compétence territoriale de l'Ambassadeur Ferdinand OYONO s'étendait aussi à d'autres pays tels que : l'Espagne, le Maroc et l'Algérie. Les liens entre le gouvernement camerounais et ces pays étaient peu avancés. Mais, le diplomate camerounais entretenait la flamme entre le Cameroun et ces pays. Au cours d'un dîner offert par le roi Hassan II, à l'occasion de la célébration de la fête nationale du Maroc en 1972, le diplomate OYONO échappe à un attentat. Ce coup d'état militaire appelé soulèvement de Skirhat, va coûter une grave blessure du doigt au Camerounais. Après Paris, Ferdinand OYONO est accrédité aux Nations Unies avant de se voir confier la direction de l'Ambassade du Cameroun à Alger.

4- A Alger (1982-1984) et Londres (1984-1985)



 


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