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Une permanence à l’ONU (1960-1961) (1974-1982)
Une permanence à l’ONU (1960-1961) (1974-1982) - Le dossier de la réunification du Cameroun anglophone
Sous-titres:
Une permanence à l’ONU (1960-1961) (1974-1982)
Le problème Congolais
Le dossier de la réunification du Cameroun anglophone
La question de l'Apartheid
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Au cours de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies qui se tient en mars 1959, des réflexions sont menées dans le but de restaurer l'unité dans la partie du Cameroun sous tutelle Britannique, qui est divisée en deux : le Cameroun septentrional (Northern Cameroons) et le Cameroun méridional (Southern Cameroons). Bien que le Northern Cameroons soit rattaché au Nigeria et administré comme une partie intégrante de cette fédération, les populations de ces deux régions vivent séparées du reste du Cameroun. Ainsi pour connaître le désir des populations sur leur avenir, le Commissaire aux plébiscites et le conseil de tutelle recommandent l'Assemblée générale des Nations Unies à voter la résolution 1473 (XIV) le 12 décembre 1959. Celle-ci recommande l'organisation d'un plébiscite au Cameroun septentrional entre le 30 septembre 1960 et le 30 mars 1961 sur la base de deux questions :

`' Désirez-vous accéder à l'indépendance en vous unissant à la République camerounaise indépendante ? `'

ou

`' Désirez-vous accéder à l'indépendance en vous unissant à la Fédération nigériane indépendante ? `'

Il en est de même au Cameroun méridional où la résolution 1352 (XIV)du 16 octobre 1959 de l'Assemblée Générale de l'ONU fixe la date du plébiscite entre le 30 septembre 1960 et le 30 mars 1961.

       L'organisation de ces plébiscites était de savoir si les populations désiraient réintégrer le Cameroun ou se rattacher au Nigeria. Ces plébiscites eurent lieu les 11 et 12 février 1961 avec les résultats suivants : Cameroun méridional 70,49% des votants choisirent le rattachement du territoire au Cameroun francophone indépendant et 29,50% pour le rattachement à la Fédération nigériane. Tandis que dans la partie septentrionale 40,03% choisirent le rattachement à la République camerounaise et 59,97% la solution de l'union à la Fédération nigériane

      La contribution de Ferdinand Léopold OYONO compte également sur cette .question de la réunification du Cameroun anglophone. En effet, le 18 mars 1961, aux côtés du Dr Marcel Bebey EYIDI, Député du Parti Travailliste, le fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères se rend en mission auprès des Chefs d'Etat du Ghana, de la Guinée, du Mali et du Maroc. Le problème du référendum au Northern Cameroons est préoccupant pour le Président AHIDJO. Il était donc opportun pour le Président AHIDJO de choisir des émissaires en vue d'expliquer le point de vue du gouvernement camerounais à certains Chefs d'Etat africains qui n'avaient pas assez de contacts directs avec le Cameroun F.L. OYONO donne les raisons de ces différentes rencontres :

`' ... on devait leur faire comprendre qu'il s'agissait d'une prise de position sur laquelle s'est réalisée l'unanimité des Camerounais...»

Avant de se rendre à New York en passant par Paris pour clore cette mission, Marcel Bebey EYIDI et Ferdinand OYONO devaient se rassurer d'un soutien de certains de leurs proches d'Afrique, en rencontrant des Chefs d'Etats qui devaient donner des instructions à leurs représentants aux Nations Unies, où, à la fin du mois de mars, le débat sur la question du référendum au Cameroun du Nord devait se tenir.

Les plébiscites dans les deux parties du Cameroun septentrional et méridional eurent lieu les 11 et 12 février 1961, donnant les résultats suivants :

Au Cameroun méridional, 70,49% de votants choisirent le rattachement du territoire au Cameroun francophone. Tandis qu'au Cameroun septentrional, une bonne partie soit 59,97% choisit la solution de l'union à la fédération nigériane. La journée du 12 février fut déclarée journée de deuil national.

Malgré les multiples démarches du gouvernement Camerounais auprès des chefs d'Etats étrangers ou de la C.I.J, pour dénoncer la mauvaise organisation dudit plébiscite, rien n'y fit.

Le diplomate camerounais, au cours de ce premier passage à l'ONU, n'a pas été aux avant-postes de toutes les questions qui se sont posées ici; Il faut se souvenir d'un autre dossier qui a vu l'implication de son pays: la question de l'apartheid.

- La question de l'Apartheid



 


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