CALL FOR PAPER, Ferdinand Leopold Oyono, (post) colonial writer

Underscientific  coordination of Emmanuel KamdemFopa, Gérard-Marie Noumssi, Raymond MbassiAteba

CALL FOR PAPERS

Rationale
Many Francophone poetics of the 70s of the 20th century are drawn from the postcolonial register. As observed by the performers of this approach (Spivak 1999, Ashcroff Bill 2006, Bhabha 2007, Moura 2007, Mbembe 2000, etc.), they denounce the stigmata left by the traumatic memory and history of colonization, and criticize through neocolonialism. This almost intrinsic link that these works have with recent history has been underlined by many critics (LilyanKesteloot 2004, Jacques Chevrier 2006, etc.). The works of Ferdinand Leopold Oyono are not spared, although the research devoted to them (MendoZe, 1984, 2006) is not concerned with the postcolonial dimension, both in its chronocentric perspective and in the adversative one.Indeed, several decades after the appearance of his trilogy – The Old man andthe medal, House Boy and Way to Europe -, one could still wonder how the narrative systems developed by this talented novelist lend themselves today to a proofreading, with regard to postcolonial studies? This question calls for another: in what measure (s) does this postmodernist current shed new light on the enunciative or narrative structure of its novelistic texts?This  call for paper seeks to gather scientific contributions that test the hypothesis according to which Ferdinand Oyono’s novelistic prose is the field of unfolding a perception of the history of the African continent, especially in what is painful and fascinating. The writer has positioned himself as a critical observer of history, which he then tried to recompose, probably subjectively, by « words-pulpit-of blood » (Sony L. Tansi).

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APPEL À CONTRIBUTIONS

Sous la Coordination de Emmanuel KamdemFopa, Gérard-Marie Noumssi, Raymond Mbassi  Ateba

Argumentaire

Nombre de poétiques francophones des années 70 du XXe siècle puisent dans le registre postcolonial. Ainsi que l’observent les performateurs de cette approche (Spivak 1999, Ashcroff Bill 2006, Bhabha 2007, Moura 2007, Mbembe 2000, etc.), elles dénoncent les stigmates laissés par la mémoire et l’histoire traumatiques de la colonisation, et critiquent les travers du néocolonialisme. Ce lien presque intrinsèque que ces œuvres  entretiennent avec l’histoire récente a été souligné par de nombreux critiques (LilyanKesteloot 2004, Jacques Chevrier 2006, etc.).  Les œuvres de Ferdinand Léopold Oyono n’en sont pas épargnées bien que les recherches consacrées à celles-ci (MendoZe, 1984, 2006) se préoccupent peu de la dimension postcoloniale, à la fois dans sa perspective chronocentrique que dans celle adversative.

En effet, plusieurs décennies après l’apparition de sa trilogie – Le Vieux Nègre et la médaille, Une vie de Boy et Chemin d’Europe –, on pourrait encore se demander comment les systèmes narratifs développés par ce romancier talentueux se prêtent aujourd’hui à une relecture, au regard des postcolonial studies ? Cette question en appelle une autre : dans quelle(s) mesure(s) ce courant postmoderniste permet d’apporter un éclairage nouveau sur les structurations énonciatives ou narratives de ses textes romanesques ?

Le présent appel souhaite réunir des contributions scientifiques qui expérimentent l’hypothèse selon laquelle la prose romanesque de Ferdinand Oyono est le champ de déploiement d’une perception de l’histoire du continent africain, notamment dans ce qu’elle a de douloureux et fascinant. L’écrivain s’est positionné en observateur critique de l’histoire qu’il s’est efforcé alors de recomposer, sans doute subjectivement, par des « mots-chaire-de sang » (Sony L. Tansi).

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